Rendons à César…
Par Margaux, vendredi 27 février 2009 à 09:29 : Un peu de bouteille !
Tours, 27 février. Une journée importante pour moi. Rien à voir avec le calendrier. Ce soir, c'est la cérémonie des Césars ! Les Oscars, je m'en tamponne le coquillard. Mais les Césars, allez savoir pourquoi, ça m'a toujours scotchée devant la télé. Mon côté midinette, probablement, dès qu'il s'agit de cinéma français, d'honneurs, de pleurs et de paillettes. C'est bête, mais c'est comme ça. C'est mon rituel à moi avec mes compagnons de cinéma. Ceux qui, à longueur d'année, de files d'attente et de fauteuils usés, me font rire et pleurer. Sauf que, contrairement à la vraie vie, toujours je m'en remets. Un César, figurez-vous, j'en ai hébergé un quelques jours dans mon salon. C'était celui d'un ami, Philippe, ingénieur du son, récompensé pour Microcosmos il y a douze ans. On avait fêté ça et j'avais conservé la lourde compression sur ma cheminée, juste pour voir. Ça jette, il faut bien le dire. Avec du recul, je me demande d'ailleurs comment c'est fait et ce que ça représente. Je l'avais pourtant scruté sous toutes ses coutures, mais je ne m'en souviens plus. Quoi qu'il en soit, ce soir, ce sera Antoine de Caunes le maître de cérémonie, ce qui est déjà un gage d'humour et de qualité. Après le palmarès, j'invite tous les "nominés" à boire un coup de X Noir aux Trois-Ecritoires. Catherine Frot, Jacques Gamblin, Jeanne Balibar, Karin Viard, Yolande Moreau, Agnès Varda… Allez, à bas le snobisme. Zappez-moi le Fouquet's. Rendez-vous devant le "monstre", place du Grand-Marché. A ce soir !
Photo : le César de Philippe dans les mains de mon ami Hervé.


Je vous préviens, je vais encore la jouer "météosensible". Quelle merveille, ce soleil ! On a bullé une heure en terrasse, ce midi, avec Marie. Pour fêter ça, j'ai investi dans un nouveau parapluie, les baleines de mon vieux pépin ayant déclaré forfait lors de la dernière tempête. J'ai opté pour le parapluie
Bon, ben c'est le matin et il pleut. Allez… au revoir. Non, je rigole. Je suis douchée, habillée, depuis un moment même, et censée travailler. Là, ça se complique. S'il y avait des TER pour le Cambodge, je partirais rejoindre Corinne sans me poser plus de questions que ça. Seulement, il n'y a pas de TER pour le Cambodge (pour Thouars, c'est déjà compliqué), et je me pose des questions. Je suis née comme ça, je mourrai comme ça. C'est ballot. Quand je pense qu'il fait 34 °C à Phnom Penh et que Gigi se baigne à Tel Aviv. Qu'est-ce que j'fous là ? Ma seule fuite possible et raisonnable (?) aurait été Neuchâtel ; mais qui se baigne dans le lac de Neuchâtel, entre nous ? Alors, il me reste
Trois jours qu'on s'observe, elles et moi. Elles sont arrivées de bon matin, j'étais encore en pyjama quand mon facteur, affable, me les a confiées. Ça, c'est un coup de
Le livre de recettes cinématographique se renouvelle. Après les dobitchus de M. Preskovic, voici le
Contrairement à ce qui a pu se colporter sur mon compte, il suffit de peu de choses pour faire mon bonheur. Un peu d'amour et beaucoup de beurre. La journée a du coup fort bien commencé, quand j'ai fait mon marché. Pas pour l'amour (je n'ai rien trouvé dans les choux), mais pour le beurre, j'ai été servie. En sillonnant les Halles de Tours, je découvre que
C'est vraiment beau Paris. Y a pas à tortiller. Je ne m'en lasserai jamais. Pour un peu, hier, je me serais presque vue y retourner. Ça vit, ça grouille. Mais ça pue et ça klaxonne. Un pied gare Montparnasse et c'est la tachycardie. Juste une pause déjeuner sereine avec Marie-Christine. Grosse déception néanmoins : le japonais Miki de la rue de Louvois était fermé alors qu'on a tourné un quart d'heure pour le retrouver, plan en main, en bonnes provinciales égarées, le ventre vide. J'ai dû me rabattre en toute hâte sur des carbonara. Remarquez, des sucres lents, ce n'était pas de trop avec six rendez-vous à caler avant de reprendre le TGV, où j'ai plaisir à m'affaler pour rentrer dans mon terrier. Un pied à la gare de Tours et c'est le désert. Couvre-feu à 19 h. Lelong a soldé ses dernières brioches, Hardouin n'a plus de pain, Apollo me miaule dessus. J'allume machinalement la télé en mangeant ma soupe bio et revois avec émotion La chambre des officiers, que j'avais adoré au ciné. L'histoire, très bien filmée et magnifiquement interprétée, d'une gueule cassée pendant la Première Guerre mondiale.
Mon chat a regardé la télé quelques secondes ce soir. J'en suis sûre. Il léchait un pot de Danette et s'est détourné vers l'écran où chantait un merle dans la campagne anglaise. Je suppose qu'il cherchait l'oiseau. Bredouille, il a replongé le museau dans le pot. Ça m'a fait penser à
Je suis retournée deux jours à l'école cette semaine pour "enrichir mon style". Ma première formation depuis que je suis sortie de l'
Il y a deux cents ans pile naissait Charles
Il est 4 heures du matin et il faut se rendre à l'évidence : je ne dors pas. Enfin du moins, je ne dors plus. Apollo a l'air tout étonné d'être au lit la lumière allumée, tout nyctalope qu'il est. Force est de constater que j'ai un peu mal aux cheveux. On a peut-être un peu forcé sur le
« Travaillez moins pour lire plus ». J’ai déjà remarqué avec amusement cet écriteau sur la porte d’une librairie de Tours. Je le retrouve sur le marque-page glissé dans le dernier ouvrage de
Ce billet a été réalisé sans trucage. Mon premier bain de minuit, je l'aurai expérimenté sous la neige, dans une eau à 40 °C. Un bain nordique, ça s'appelle, dans l'unique
C'est la première fois que j'applaudis un spectacle sans faire de bruit. Non, je n'ai pas gardé mes moufles. Mais un spectacle de mime exige que l'on s'adapte un minimum. Déjà que nous n'avons pas ri en silence. Plus qu'un spectacle de mime, c'est un one man show inclassable que celui de
On claque des dents, encore, ce matin. De mon bureau, je vois le sommet scintillant des arbres qui bordent la rive gauche de la Loire. C'est bizarre, comme si le bout de leurs branches était recouvert d'une peinture argentée, qui brille au soleil. Jamais vu ça, ma foi. A moins qu'il ne s'agisse de fientes de cormorans, accumulées au fil des nuits, ce qui serait beaucoup moins "glitter" ! Peu importe, c'est joli de loin.
Je me mire dans les bulles du vin de Loire : bon sang, ça déforme ! C'est moi ça ? Vivement l'été… Dans une bulle de rosé, ça donne le teint hâlé. Toute pétillante je suis. Je vous le dis ou je vous le dis pas ? Si je vous le dis, je vais passer pour une prétentieuse. Si je ne vous le dis pas, on va me dire que je boude mon plaisir. Contournons le problème : c'est officiel, la maison Ackerman est lauréate de la 3e édition du concours 


