Conclure le marché de l'année
Par Margaux, mercredi 31 décembre 2008 à 18:18 : Gastronomie
Je ne suis pas fâchée de voir cette année agoniser. Plus que quelques heures et l'on passera à la suivante. D'aucuns s'accordent à dire qu'il s'agira d'une année de transition, qu'elle sera pire que la précédente. Bien que de nature pessimiste, je me refuse à y croire. Il est vrai que 2009, ça ne ressemble à rien. Alors que 2010, tout de suite, ça a de l'allure, du panache. On pourrait, comme le suggère l'écrivain Régis Jauffret dans une chronique sombre du dernier ''Télérama'', choisir de sauter 2009 comme un écolier zélé saute une classe. Mais encore faudrait-il qu'il nous donne sa méthode... Pour ma part, j'aimerais que cette nouvelle année soit à l'image de la soirée à venir : aussi belle que la vieille maison qui m'accueille, au coeur de la Sologne, aussi sympathique, talentueuse et simple que les gens qui y vivent, aussi paisible que la campagne qui nous entoure, aussi raffinée que les bulles que nous allons boire, que les mets dont nous allons nous délecter. Je vous épargne la rétrospective de l'année, exercice auxquels tous les journalistes se sentent obligés. Entre nous, en dehors de l'élection d'Obama, qu'y a-t-il eu de positif cette année ? Je vous le demande !
Bref, revenons à nos moutons, puisqu'il y a des éleveurs de moutons parmi les invités du réveillon. J'ai fait trois marchés ce matin, les derniers de l'année : mon marché maraîcher, mon marché aux fleurs bien aimé (pour y acheter un bouquet de wax et de renoncules vieux rose) ; mon marché "de bouche", aux Halles, pour y glaner quelques rillons de chez Hardouin, un pain aux noix et aux figues de chez Hardouin (le boulanger ; rien à voir avec le charcutier qui est juste en face) et des fromages inconnus du fromager médaillé (champion de France 2007, s'il vous plaît), histoire de dérouter nos papilles en fin de repas... et d'avoir de la place dans le Corail Tours-Blois ! Bon, je dois vous laisser. Mes hôtes m'attendent près de la vaste cheminée. Ils viennent de ramasser du gui et ont croisé un chevreuil. Au gui l'an neuf : joyeux réveillon !


Je grelotte. Dehors, dedans. Partout, je grelotte. A la campagne, je recourais à une bouillotte en laine de mouton. Elle ressemblait à un mouton, d'ailleurs. Là, j'ai bien un chat, mais il est plus difficile de glisser ses pieds dessous, malgré (ou à cause) d'une taille proche du puma. Définitivement inutile, conformément à tout chat qui se respecte (a-t-on déjà vu un chat guide d'aveugle ou secouriste ?), le chat en question dort justement sur le fauteuil que je convoitais pour ma sieste… Il ronfle, même : je l'entends d'ici. Il me faudrait le petit pull de
C'est une eXpérience inédite. Le soir du réveillon, j'ai choisi d'aller au cinéma. Je pensais être la seule à avoir cette idée saugrenue. Que nenni. La moitié de la grande salle était remplie. A soirée atypique, film atypique. J'ai tout de même opté pour une comédie dramatique,
La météo m'a fait une bonne blague ce matin. Ciel bleu comme une orange, thermomètre en grève : on se serait cru au printemps et ça m'a donné envie de marcher le long de la Loire, en remontant vers Rochecorbon, mes jumelles en bandoulière. En débarquant au supermarché, j'ai saisi la supercherie grâce aux caissières (hôtesses de caisse, pardon…), toutes déguisées en Père Noël, les pauvres femmes. Toutes rouges. Heureusement que le ridicule ne tue pas : c'eût été l'hécatombe, chez Champion. Ça ferait désordre la veille du réveillon. Remballée, la douceur printanière. D'ailleurs, quand je suis ressortie, il faisait tout gris. Le réveillon ! Mais c'est bien sûr ! Pour ceux qui ne se sentiraient toujours pas concernés, il serait grand temps d'y penser. Personnellement, je suggère de petites quantités, mais de la qualité. Du local, du frais, de saison. Plutôt que du saumon fumé, par exemple, pourquoi pas de la truite fumée en Bretagne ? Encore que j'ai découvert du saumon rouge d'Alaska labellisé
20 h 50. Je suis face à un dilemme, chose plutôt rare quand me vient l'idée, rare aussi, de regarder la télé le soir.
Ce matin, du fond de ma salle de bains, j'ai tendu l'oreille pour écouter El Mediator, alias François Morel, qui assure dans
Ce matin, j’étais dans une grande bâtisse ronde au bord de la Seine : la Maison de la radio, un dédale de couloirs et de studios. Pour la première fois, j’ai pu écouter un animateur à la radio, qui était posée près du canapé où je poireautais, tout en le voyant s’agiter derrière la vitre. L’effet était amusant, jusqu’au moment où ce fut à mon tour de passer derrière la vitre. L’exercice, qui consistait à effleurer certaines thématiques de mon livre en un minimum de temps, s’est révélé plus aisé que je ne l’avais imaginé. Cette mission accomplie, j’ai fait un petit saut chez France Inter, de l’autre côté de la rue. Tôt ce matin, avant de sauter dans mon TGV, j’ai écouté avec intérêt sur cette antenne un économiste s’exprimer sur les cadeaux de Noël. C’est vraiment signe que les temps sont durs. En gros, il expliquait que même en temps de crise, on dépense trop d’argent pour nos cadeaux. Si j’ai bien compris sa logique d’économiste (ce qui ne va pas de soi pour mon cerveau reptilien), là où quelqu’un se limiterait à 50 € pour tel ou tel objet, le « père Noël » monte plutôt à 80 € pour le même objet. Vous saisissez ? Autrement dit, ne vous cassez pas la tête, préférez, un Vargas en poche plutôt qu’en Pléiade, un sac
"Je me souviens pendant que je vis". Cette jolie formule est la dernière phrase du dernier film d'Agnès Varda, qui passait ce soir en avant-première aux
J'ai enfin visité (en partie) le
Ce matin, en allant au qi gong, j’ai été pour la première fois saisie par le froid, le vrai, de ces froids bien francs qui vous transpercent le cuir. Pour la première fois depuis que je vis en ville, j’ai dû gratter mon pare-brise avant de faire « route pêche », comme disent les vrais Bretons. Sur l’autoroute, entre Tours et Le Mans, la campagne était complètement givrée. Figée dans cette pellicule blanche qui sublime les paysages les plus ordinaires. Moi qui déteste les peupleraies, j’avoue avoir été touchée par la fragilité des ces grands arbres congelés, qui semblaient pouvoir se briser au moindre souffle. Ça m’a fait penser à un passage de
Ce soir, j'ai passé un moment délicieux avec 
C’est bien parce que c’est vous. Perchée sur une couchette d’Ellipsos qui me mène à Barcelone depuis Orléans, je songe à ces 24 heures bien remplies. Hier, à la même heure, j’étais au concert de
Lu dans le dernier Télérama, p. 24 : une
Ce matin, levée dès potron-minet, avant le chat néanmoins, surpris de me voir réveiller la machine à café dès 5 h 20. Direction 


