XNoir

Bien cuites, les carottes

Il va falloir que je me trouve un nouvel estomac sur E Bay. Le Smecta ayant montré ses limites, je suis passée à une autre boisson laiteuse : l'eau de riz. Pas le saké, non non. L'eau de cuisson du riz. Un vieux truc de grand-mère qui aurait fait ses preuves. Pourtant, j'avais repris du poil de la bête à la fête du têt (le nouvel an chinois ou vietnamien) menée tambour battant par Matthieu, samedi, avec force bouteilles de X Noir. Il faut dire aussi que le petit côté poivré du pineau d'Aunis se marie bien avec les saveurs exotiques. Autant vous dire que j'étais fumasse, contrainte et forcée de boire des bulles américaines pour ménager ma tuyauterie défaillante.
Aujourd'hui, c'est lundi : carottes cuites au riz. Un vrai bonheur pour reprendre la semaine dans la joie et la bonne humeur. Et Evelyne qui nous promet encore une bonne louche de grand froid. Elle s'en fiche, elle : elle est toujours en ébullition dans son studio télé. Heureusement qu'il y en a une autre, de carotte, pour la semaine : jeudi, concert "surprise" de JP Nataf au Café Français, à Chinon. C'est l'ex-chanteur des Innocents, un groupe qu'ont bien connu les trentenaires décadents dont je suis !

Photo : JP Nataf (© Frank Loriou), jeudi soir, à Chinon. Attention, nombre de places limité !

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Cupide Cupidon

Ça y est. C'est dans une bonne semaine. Il faut s'y préparer psychologiquement. A la Saint-Valentin. Comme s'il n'y avait pas assez de la Sainte-Catherine, le martyre des célibataires. D'ailleurs, Christiane nous faisait remarquer à juste titre, hier soir, pendant ma crémaillère sponsorisée par Smecta, que Valentin était un saint martyre. L'Histoire en a détecté plusieurs : du coup, je me risque à écrire des seins martyres !
J'ai lu aussi sur cette source très contestable qu'est Internet que le jour de la Saint-Valentin avait longtemps été célébré comme étant la fête des célibataires et non des couples. Le jour de la fête, les jeunes filles célibataires se dispersaient aux alentours de leur village et se cachaient en attendant que les jeunes garçons célibataires les trouvent. Vous imaginez la scène. Je n'en connais pas des masses, mais dimanche prochain, je vais rameuter toutes mes copines célibataires, à Tours, et on va se planquer en attendant que l'âme soeur nous trouve (personnellement, je serai sous l'établi, dans ma cabane de jardin, qui ne sera pas fermée à clé ; il y a un interphone côté rue).
Entre la Saint-Valentin et le vin, il n'y a qu'un pas. J'ai lu aussi que la collégiale de Roquemaure (Gard) abrite les reliques d’un saint Valentin, achetées en 1868 à Rome par un riche propriétaire viticole du pays, qui les rapporta dans le but de protéger les vignobles du phylloxera. Comme quoi…

Photo : Allez, je ne vais pas faire ma mauvaise tête sous prétexte que je boude la Saint-Valentin. Je vous propose une belle promo à cette occasion : pour 18 bouteilles de X Noir achetées, un coffret "eXcentrique" offert ! Ça vous donnera l'occasion de parler d'Aunis à votre moitié, plutôt que d'amour.

D'amour et de Smecta

Hier soir, après avoir vu Invictus, le dernier Clint Eastwood (efficace, comme d'hab), je me suis retrouvée plaquée dans mon lit, comme au rugby. L'effet du film, je me suis dit ? Non, une gastro qui m'attendait au coin de la rue. La première de ma vie. J'avais bien testé l'intoxication alimentaire en Nouvelle-Zélande (rien à voir avec les All Blacks, cette fois), le lait avarié au Laos, mais le truc fourbe qui vous tombe sur l'estomac sans prévenir, jamais. Le seul avantage que j'y vois, c'est que ça me colle à la diète, ce qui n'est pas du luxe après les restaurants que j'ai testés récemmment. Relégué au second plan, le X Noir, bien sage dans le frigo. Désormais, je vis d'amour et de Smecta. Entendons-nous bien, l'amour d'un chat ronronnant, bien content de pouvoir partager ma couette en dehors des horaires d'ouverture habituels. Un bon millésime 2009, à la robe laiteuse, au bon goût de plâtre. Un pur régal. Ça tombe mal : j'ai crémaillère bis, demain. Remarquez, j'ai bien assez de sachets pour tout le monde.

Photo mystère : Quelle est cette chose étrange ? 1 / Un nid de chenilles processionnaires, mets de choix au Japon. 2 / La chevelure de Susan Boyle scalpée par un fan. 3 / Je ne sais pas et je ne veux surtout pas le savoir. Comme d'habitude, une bouteille de X Noir en jeu.

Je blogue, tu blogues, nous bloguons

Hier, j'ai déambulé dans les allées du Salon des vins de Loire, à Angers, où je me rendais pour la remise des prix du Wine Blog Trophy. C'était amusant de voir, dans un agencement dont je n'ai toujours pas compris l'ordre, des domaines dont j'apprécie les vins depuis une vingtaine d'années, des AOC de la Loire-Atlantique à la vallée du Loir : muscadet, anjou, saumur-champigny, cabernet d'anjou, chinon, cheverny, touraine, vouvray, jasnières…, sans oublier X Noir, en bonne place.
Dans la salle de presse, où le jury s'est réuni avant la remise des prix, j'ai fait la connaissance d'Aurélia la Québécoise, aussi fraîche que sur son blog, Bu sur le Web, également primé par les internautes. La soirée s'est achevée avec quelques collègues dans un très bel établissement, Le Favre d'Anne, face au château d'Angers. La vue sur la Maine et les ponts éclairés y est superbe. La nourriture aussi. Jeune talent au Gault & Millau, jeune chef de l'année du guide Pudlo et étoilé au guide Michelin en 2008, ce Savoyard de 35 ans marié à une Angevine a travaillé deux ans au côté de Marc Veyrat, à Annecy. Il travaille merveilleusement les légumes que son jardinier lui cultive dans le Baugeois. Pour ma part, j'ai notamment goûté les échalotes de Longué farcies d'une huître Gillardeau et accompagnées d'une incroyable glace au beurre blanc. Une véritable expérience culinaire que je vous recommande, dans un lieu raffiné.

Photos : Les lauréats du Wine Blog Trophy 2010. La Loire, ce matin, à Souzay, adorable village troglo, à 7 km de Saumur.

Ma vie sans voiture (3)

Mercredi soir, il ne pleuvait pas sur Nantes. J'ai dégusté différents muscadets, dont des crus communaux excellents, à la nouvelle Maison des vins de Loire, place du Commerce. Comme ses aînées d'Angers et de Saumur, elle propose une belle sélection de vins de Loire au prix producteur, et on peut goûter avant d'acheter. D'ailleurs, ils proposent notre crémant de Loire cuvée privée. Nous aurons bientôt l'équivalent à Tours. Une bonne nouvelle, ma foi. J'ai dévoré une galette aux calmars et une beurre sucre avant de m'en retourner dans le vignoble. Dans le chaleureux château de la Sébinière, une belle propriété viticole, j'ai dormi comme un caillou. J'ai vu le jour se lever sur le vignoble du Pallet, terre d'Abélard, saluée par le hululement de la chouette hulotte. Puis j'ai savouré l'excellent petit déjeuner qu'Anne m'avait gentiment préparé. Une bonne adresse, que je vous recommande, d'autant plus qu'Anne a racheté les vignes attenantes pour produire son propre muscadet.
Puis j'ai taillé la route vers Le Cellier, direction les Folies Siffait, un étrange dédale de terrasses et d'escaliers édifiés entre 1819 et 1829 sur les bords de la Loire, en plein coeur de l'AOC muscadet-coteaux-de-la-loire.
Ma folle course oenotouristique s'est achevée dans le Layon… où une élagueuse a embouti ma voiture de location. Pas de bol, moi qui n'ai jamais eu le moindre accrochage du temps où j'avais une voiture ! Ça m'apprendra à prendre les chemins vicinaux.

Photo : Vue imprenable sur la Loire depuis le domaine des Génaudières, au Cellier, qui fut le théâtre de l'émission La Chasse au trésors, l'été dernier. Ici, on fait du muscadet et des coteaux-d'ancenis depuis le XVIIe siècle, de père en fils et en filles…